Le Musée Jérome Carcopino

La Collectivité Territoriale de Corse est propriétaire du site antique d’Aleria par décret d’application du 18 novembre 2003 dans le cadre du transfert des biens et des compétences Etat/Région. Ce sont plus de 27 Ha qui ont été transférés dont 5 Ha accessibles au public et 2 Ha environ de vestiges apparents.
Le site a été classé au titre des Monuments Historiques le 18 décembre 1990. Il est géré par le "Service Archéologie de la Collectivité Territoriale de Corse" qui en assure l’entretien, la protection et la valorisation.

Au sommet du promontoire, les restes architecturaux correspondent au centre de la ville romaine où deux temples et un prétoire encadrent à l’est et à l’ouest un forum bordé d’allées à portiques.

Alors que le nord et l’ouest du plateau sont naturellement protégés par une forte déclivité du sol, la limite méridionale de la ville est marquée par une succession de deux, voire trois remparts superposés dont deux sont préromains alors que le dernier est d’époque Romaine.

Le Musée Départemental d’Archéologie Jérôme Carcopino d’Aléria est actuellement en cours de réhabilitation, il comporte plusieurs salles qui relatent plus de dix siècles de l’histoire d’Aléria et de la Corse, du Xe siècle avant j-C, jusqu’au Ve siècle de notre ère.
Dans la première salle sont présentés des objets et vestiges datant de l’époque romaine, en particulier tout ce qui a trait aux activités économiques, à la vie quotidienne, mais aussi à la religion ou aux rites funéraires (un buste en marbre représentant Jupiter Hammon, ou bien le diplôme militaire présent dans les vitrines sont autant d’éléments emblématiques de cette période).
Les autres salles sont consacrées aux fouilles des tombes de la nécropole préromaine. Les vitrines présentent le matériel funéraire qui accompagnait les défunts lors de leur voyage dans l’au-delà.

Objets importés de Grèce de Carthage et d’Etrurie
On peut remarquer dans les productions céramiques, des cratères de différents types, des coupes et autres vases à boire généralement consacrés à Dionysos, mais aussi des vases à parfums, à onguents, ou encore des contenants utilitaires.
Les armes représentent une part importante du matériel archéologique découvert dans les tombes, illustrant ainsi la place des guerriers dans les sociétés antiques : cuirasse, pointes de lances, poignards, épées droites ou courbes, casques de différents types.
Des jambières décorées (cnémides) et un bouclier qui sont l’apanage de l’hoplite.